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Torture : la force fait loi en Guinée ( Rapport ACAT NOVEMBRE 2011) novembre 24 2014

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Ce document a été réalisé avec l’aide financière de l’Union européenne. Le contenu de ce document relève de
la seule responsabilité de l’ACAT-France et ne peut en aucun cas être considéré comme reflétant la position
de l’Union européenne

Avant-propos

L’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT-France), organisation de défense des droits
de l’homme, agit partout dans le monde contre la torture et les exécutions capitales depuis 1974,
année de sa création.
Dans le cadre d’un projet financé par la Commission européenne intitulé « Renforcer les mécanismes
d’enquête, d’information, d’alerte et de suivi en matière de tortures et autre mauvais traitements »,
l’ACAT-France a mené une mission en Guinée du 20 juin au 1er juillet 20111. Cette mission, composée
des responsables des programmes Afrique et France – Clément Boursin et Florence Boreil –, a reçu un appui
technique et logistique du Programme concerté de Renforcement des capacités des Organisations de la société
civile et de la Jeunesse Guinéennes (PROJEG) pour sa mise en oeuvre sur le terrain.
Le choix de la Guinée a été déterminé en raison, d’une part, de notre connaissance ancienne de la pratique
de la torture dans ce pays et de nos actions de plaidoyer et, d’autre part, de notre travail de recueil
de témoignages de Guinéens qui à l’occasion de leur demande d’asile en France ont fait état de tortures.
L’objectif de la mission était de dresser un état des lieux du phénomène tortionnaire en Guinée principalement
depuis 2010 et d’associer à ce travail, les organisations guinéennes de défense des droits de l’homme.
A l’issue de la publication de ce rapport, des actions seront entreprises afin de mettre en place,
avec les défenseurs locaux, des mécanismes d’alerte en cas d’allégations de torture ou de risques de torture.
Au cours de cette mission, l’équipe de l’ACAT-France a rencontré successivement les autorités guinéennes2,
internationales, européennes et françaises ainsi que des organisations de la société civile3. Des entretiens
se sont également déroulés avec du personnel médical, des avocats et des partis politiques. La délégation
de l’ACAT-France a pu également visiter la Maison centrale de Conakry et les prisons de Kindia, Mamou et Labé.
La délégation a recueilli, au cours d’entretiens confidentiels, les témoignages de 36 personnes indiquant
avoir été victimes d’actes de tortures ou de peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants commis
par des agents des forces de défense et de sécurité essentiellement entre 2010 et 2011. La plupart d’entre
elles présentaient des cicatrices et des traces de ligotages excessifs.
Pour des raisons de protection des victimes et des personnes rencontrées, les noms de certaines d’entre elles,
ainsi que ceux de lieux où des faits de torture ont été rapportés ne sont pas systématiquement mentionnés.
Les noms de tortionnaires, souvent cités par les victimes, ont également été volontairement omis.

Ce rapport est co-signé par l’Association des Victimes, Parents et Amis du massacre du 28 septembre 2009
(AVIPA), les Mêmes Droits pour Tous (MDT) et l’Organisation Guinéenne de Défense des Droits de l’Homme
et du Citoyen (OGDH). Ces Organisations ont participé à l’élaboration du rapport en :

Il présente nos conclusions communes sur le phénomène tortionnaire en Guinée. Il s’appuie sur le travail
des ONG guinéennes et sur les informations recueillies par la mission sur le terrain.
Si toutes les parties du territoire guinéen n’ont pu être explorées, notamment celle de la Guinée forestière,
l’usage de la torture décrit dans ce rapport semble pouvoir s’appliquer à l’ensemble du pays. Il serait extrêmement
surprenant que la pratique banalisée de la torture, ici répertoriée, ainsi que ses causes profondes et anciennes,
soient absentes des autres zones du pays.

 Tortures et mauvais traitements

À l’occasion de plusieurs rencontres au cours de cette mission, il est apparu nécessaire de définir les actes
susceptibles d’être qualifiés d’actes de torture et ceux relevant de peines ou traitements cruels, inhumains ou
dégradants. Cette distinction n’est pas toujours aisée en pratique, par exemple s’agissant des violences policières,
des bastonnades et coups reçus lors d’arrestations ou de détentions. Selon les circonstances entourant
un même acte, il sera qualifié soit de torture, soit de peine ou traitement cruel, inhumain ou dégradant.
Article premier de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels,
inhumains ou dégradants du 10 décembre 1984
1. Aux fins de la présente Convention, le terme «torture» désigne tout acte par lequel une douleur ou des souffrances
aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne aux fins notamment
d’obtenir d’elle ou d’une tierce personne des renseignements ou des aveux, de la punir d’un acte qu’elle ou une
tierce personne a commis ou est soupçonnée d’avoir commis, de l’intimider ou de faire pression sur elle ou d’intimider
ou de faire pression sur une tierce personne, ou pour tout autre motif fondé sur une forme de discrimination
quelle qu’elle soit, lorsqu’une telle douleur ou de telles souffrances sont infligées par un agent de la fonction
publique ou toute autre personne agissant à titre officiel ou à son instigation ou avec son consentement exprès
ou tacite. Ce terme ne s’étend pas à la douleur ou aux souffrances résultant uniquement de sanctions légitimes,
inhérentes à ces sanctions ou occasionnées par elles.
S’appuyant sur l’interprétation dynamique de l’acte de torture retenue tant par les organes internationaux de protection
des droits de l’homme que par la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme4, la torture
suppose la réunion de quatre éléments constitutifs.
Le premier repose sur un acte ou une omission à l’origine d’une douleur aiguë, physique ou mentale, infligée à la
victime. Le deuxième élément est lié à l’intentionnalité de son auteur. La simple négligence est dès lors écartée.
Le troisième vise le but poursuivi par l’auteur qui peut agir à différentes fins : obtenir des aveux ou des informations,
punir, intimider, faire pression ou encore discriminer (cette liste énumérée par la Convention contre la
torture n’est qu’indicative). Enfin, le dernier élément suppose que l’auteur agisse en tant qu’autorité publique.
Toutefois l’État peut être également tenu responsable d’actes de torture commis par des personnes privées dès
lors qu’il a failli à ses obligations d’investigation et de sanction.
La ligne de partage entre torture et peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants repose à la fois sur le
but poursuivi par l’auteur et la situation de vulnérabilité de la victime. Par ailleurs, la durée des actes, leurs effets
physiques et mentaux, le sexe, l’âge, l’état de santé de la victime sont autant de paramètres à prendre en compte.

Pourquoi pas une gouvernance fédérale Guinée? juin 15 2014

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Le mot «fédéralisme» a une connotation négative pour certains. Même si, une frange de ceux qui profitent en purgeant les finances de la Guinée voteraient non à un référendum sur un fédéralisme de la Guinée, il est tout à  fait souveraine de poser la question sur un autre modèle  démocratique.

Le fédéralisme est associé par plusieurs à un gouvernement fédéral centralisateur, on a fini par oublier que le fédéralisme est fondé sur des valeurs et des principes nobles. Tout comme l’indépendance, le fédéralisme est un idéal. Sa réalisation concrète est évidemment pleine d’imperfections. Il arrive que le fédéralisme échoue dans son œuvre de coexistence de communautés distinctes (pensons à la Belgique avec la profonde fracture  entre Wallon et flamands, à la dislocation de la Fédération de Yougoslavie, …); le projet n’est pas disqualifié pour autant. Et il continue de séduire: le Royaume-Uni, la Suisse, l’Italie, l’Allemagne, l’Espagne, le Nigeria, …  ont adopté plusieurs caractéristiques d’une gouvernance fédérale au cours des dernières années.

Diogo BARRY

La Guinée: encore et toujours encoure, la Guinée vient de figurer pour la nième fois sur la liste des pays qui pratiquent la torture et le non respect des droits humains décembre 20 2010

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GUINÉE

CONTEXTE

L’histoire récente de la Guinée est marquée par deux longs règnes dictatoriaux: celui d’Ahmad Sékou Touré (1958-1984) et celui du colonel Lansana Conté (1984-2008). Durant ces deux périodes, les exactions et les violations des droits de l’homme à l’encontre de la population ont été régulièrement utilisées par les régimes successifs pour conserver le pouvoir.

À Conakry, le camp Boiro, surnommé le « goulag africain », est un lieu emblématique de ces violences : Sékou Touré y faisait torturer et exécuter ses opposants. Plusieurs dizaines de milliers de personnes y ont été détenues. Près de 50 000 personnes y sont mortes entre 1958 et 198488. L’accession au pouvoir de Lansana Conté en 1984, après le décès de Sékou Touré, aggrave la situation des droits de l’homme en Guinée. L’absence de démocratie et les crises économiques à répétition poussent les Guinéens à organiser plusieurs grèves générales entre 2005 et 2007. Ces mouvements sont violemment réprimés9.

À la mort de Lansana Conté, le 22 décembre 2008, une junte militaire dirigée par le capitaine Moussa Dadis Camara (chef du Conseil national pour la démocratie et le développement, le CNDD) s’empare – sans violence – du pouvoir. Moussa Dadis Camara s’autoproclame président de la République et promet la tenue d’élections présidentielles en décembre 2010, dépourvues de candidats issus de la junte.

Le coup d’État militaire est, dans un premier temps, toléré par l’opposition politique et la société civile. Lorsque le CNDD et son chef, qui ne cache pas ses ambitions de se maintenir au pouvoir, reviennent sur leurs engagements concernant la tenue d’élections, la situation ne tarde pas à se dégrader : tentatives d’arrestations, intimidations et menaces de mort à l’encontre de plusieurs opposants et défenseurs des droits de l’homme, blocage des réseaux téléphoniques pour contenir toute mobilisation citoyenne, restrictions imposées sur toute activité politique, même pacifique.

8 Le camp Boiro est redevenu une caserne militaire après la mort de Sékou Touré. Lansana Conté (1984-2008), puis le capitaine Moussa Dadis Camara, chef de la junte au pouvoir (2008-2009), s’attachèrent à effacer toutes les traces rappelant ce passé sanglant, quitte à priver le pays d’un lieu de mémoire.9 En janvier et février 2007, l’union des syndicats, appuyée par les partis d’opposition, déclenche une grève générale pour protester contre la corruption, la mauvaise gouvernance et la détérioration de la situation économique. Les forces de sécurité répriment violemment la grève et les manifestations, causant la mort de plus de 130 manifestants et blessant plus de 1 500 autres personnes. Le 28 septembre 2009, la manifestation pacifique du mouvement dit des « forces vives » au stade de Conakry (mobilisant membres de la société civile, syndicats et partis politiques s’opposant à la candidature de Camara aux élections présidentielles de 2010) tourne au bain de sang ; plus de 150 personnes sont tuées dans les rues de la capitale et de nombreux viols et tortures* sont commis à l’encontre des manifestants par les « bérets rouges » (surnom donné par la population à la garde présidentielle), dont l’action était préméditée et ordonnée par le CNDD10.

En dépit de la ratification par la Guinée en 1989 de la Convention des Nations unies contre la torture, aucun des cinq rapports attendus (théoriquement un tous les quatre ans) n’a encore été soumis au Comité contre la torture*. Le protocole facultatif à la Convention contre la torture a été signé en 2005, mais n’a toujours pas été ratifié. Ainsi, le Sous-Comité* n’est pas en mesure, en collaboration avec les institutions nationales indépendantes désignées à cet effet, d’inspecter les lieux de détention en Guinée. L’article 5 de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, à laquelle la Guinée est partie depuis 1982, interdit formellement la torture. La Guinée n’a toutefois soumis qu’un seul rapport périodique à la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADH), en octobre 1997, pour solde de tous rapports dus depuis 1988.

La pratique de la torture en Guinée est courante. Elle se poursuit en toute impunité depuis plus d’un demi-siècle.

PRATIQUES DE LA TORTURE

Victimes

Les principales victimes de la torture en Guinée sont les personnes considérées comme des opposants au régime en place (militaires mis au ban, membres et sympathisants de l’opposition politique, défenseurs des droits de l’homme, syndicalistes) et les prisonniers de droit commun (y compris les mineurs).

En septembre 2009, des groupes de détenus, sympathisants de l’opposition politique – arrêtés le 28 septembre à Conakry –, ont subi des tortures au centre de détention de Koundara. Chaquematin et chaque nuit, ils ont reçu 50 coups de lanière en caoutchouc alors qu’ils étaient étendus sur le sol, une pratique connue sous le monde « prendre le café avant de monter ». À plusieurs reprises, les détenus ont été forcés de s’allonger les uns sur les autres, écrasant ceux qui se trouvaient en dessous. Ceux qui ont refusé de s’allonger ont été battus jusqu’à ce qu’ils s’exécutent. Les gardes ont également tailladé les détenus avec des couteaux et les ont soumis à des simulacres d’exécutions TV.

Les deux plus grands syndicats du pays, la Confédération nationale des travailleurs guinéens (CNTG) et l’Union syndicale des travailleurs guinéens (USTG), font figure de pionniers en matière de revendications sociales et sont donc particulièrement visés par les tortionnaires.

Les militaires accusés de trahison sont systématiquement victimes de torture. Le 13 juillet 2009, six soldats sont entrés dans la pièce où était détenu le capitaine Ibrahima Sory Bangourah. Ils ont saisi ses effets personnels et, pendant que deux soldats le tenaient, un autre lui a donné des coups de poing au visage, tandis qu’un quatrième le battait et lui donnait des coups de pied. Ils lui ont reproché d’avoir transmis des informations concernant sa détention à des journaux guinéens. Avant de quitter les lieux, les militaires ont menacé les autres détenus en ces termes : « Nous viendrons vous tuer s’il arrive quelque chose à l’extérieur ».

Tortionnaires et objectifs

La police et l’armée sont les principaux responsables des tortures commises en Guinée. Les personnes sont généralement victimes de sévices au cours de leur garde à vue. Lors des interrogatoires, les policiers torturent fréquemment les personnes soupçonnées de petits larcins jusqu’à ce qu’elles soient disposées à « reconnaître les faits » dont elles sont accusées10.

Au sein de l’armée, différents corps ou bataillons utilisent la torture. Il s’agit en particulier du Bataillon autonome des troupes aéroportées (BATA), de l’unité d’élite de la gendarmerie chargée de la lutte contre la grande criminalité et le trafic de drogue (dirigée par le capitaine et ministre Moussa Tiégboro Camara), du service des renseignements de la présidence et de la garde présidentielle.

10 En dépit de la loi guinéenne qui prévoit une durée maximale de garde à vue de 96 heures (article 60 du code de procédure pénale), il est fréquent que les personnes soupçonnées de délits passent des semaines, voire des mois en garde à vue, avant de comparaître pour la première fois devant un juge.

Cette dernière est responsable de la grande majorité des tortures. Les militaires usent essentiellement de la torture dans les affaires dites « politiques » pour punir les personnes considérées comme une menace par le pouvoir central et terroriser les populations susceptibles de se mobiliser contre le régime en place.

Ces actes de torture sont principalement infligés lors des répressions de manifestations et à l’occasion d’arrestations arbitraires d’opposants, de membres de la société civile ou de sympathisants de l’opposition, et lors de leur détention. Les militaires torturent également leurs victimes afin d’obtenir des aveux d’« atteinte à la sûreté de l’État ». Dans ce cas, il s’agit souvent de victimes militaires présentées comme des opposants.

Méthodes et lieux

La torture est régulièrement pratiquée dans les commissariats et les postes de police (notamment le poste de police du centre de Conakry), les prisons (maison d’arrêt centrale de Conakry, prison de Guéckédou). Les centres illégaux de détention, généralement secrets, comme le Siège de la police antiémeute (CMIS) à Conakry, et les camps militaires, désignés sous les noms de « PM3 » (centre de détention extrajudiciaire situé dans les sous-sols de la caserne de la gendarmerie), de « Boké » et de « Koundara », sont également connus pour les tortures qui y sont pratiquées. Le quartier général du CNDD, le centre de détention et d’interrogatoire du camp Alpha Yaya Diallo (connu sous le nom des « 32 marches ») et l’île de Kassa (à l’ouest de Conakry) sont également mentionnés par les victimes.

Au cours de la garde à vue, les suspects subissent couramment des tortures jusqu’à ce qu’ils avouent le délit qu’ils ont prétendument commis. La durée d’une séance de torture est comprise entre une et  douze heures. Plusieurs séances de ce type peuvent avoir lieu avant que la victime ne passe aux aveux.

Diverses méthodes de torture sont utilisées lors des interrogatoires de police. Elles datent du régime brutal et répressif du premier président guinéen, Sékou Touré (1958-1984). Il est fréquent que les personnes placées en garde à vue soient attachées avec des cordes en nylon dans des positions douloureuses, puis passées à tabac. Une pratique répandue consiste à attacher les bras de la victime derrière le dos (juste au-dessus du coude et en dessous de l’épaule) avec une corde très serrée et à la suspendre à un arbre dans une cour, ou au plafond avec un crochet. Du fait de la pesanteur du corps, l’articulation des épaules supporte une immense surcharge pouvant provoquer des luxations et la corde leur entaille profondément la peau. Certaines victimes sont suspendues, chevilles attachées et jambes repliées derrière le dos, puis battues avec des matraques, des morceaux de bois ou d’autresobjets, et brûlées avec des cigarettes, tailladées avec des lames de rasoir alors qu’elles sont interrogées. Les personnes qui subissent cette technique d’interrogatoire sont aisément reconnaissables car elles présentent de larges cicatrices circulaires autour des bras, juste au-dessus du coude et sous l’épaule, provoquées par les liens utilisés pour les suspendre.

Les victimes font état d’autres méthodes, dont la torture dite « chinoise » consistant à menotter les bras de la victime croisés dans le dosVI. Certaines sont forcées de se pencher en avant en position accroupie, les mains attachées sous les chevilles. Les tortionnaires font ensuite basculer la victime sur le visage ou sur le côté et la battent avec une matraque, un morceau de bois ou une corde. L’arrachage de dents et les brûlures avec des substances caustiques sont des pratiques courantes.

PRATIQUES DE LA DÉTENTION

Légalité des détentions

La plupart des prisonniers sont en attente de procès. Cette situation résulte du dysfonctionnement du système carcéral qui ne permet pas d’effectuer un suivi des prisonniers en détention provisoire après leur arrestation, et du retard pris par les audiences de la cour d’assises qui n’a siégé que deux fois depuis 2000VIIDans la maison centrale de Conakry, ils sont près de 80 % à n’avoir pas encore été jugés. Certains y attendent leur procès depuis plus de cinq ans.

Conditions de détention Les prisons relèvent de trois instances distinctes : le ministère de la Justice, le ministère de la Défense, et la gendarmerie. Entre 2 500 et 3 500 prisonniers (dont près de 200 femmes) seraient détenus dans 32 installations carcérales civiles réparties dans le paysVIII. Les prisons et centres de détention guinéens sont surpeuplés et ne répondent pas aux normes internationales en matière de conditions de détention. En dépit d’une capacité d’accueil de 200 prisonniers, la maison centrale de Conakry  détient en temps normal plus de 1 000 personnes. Le cas de la prison de N’Zérékoré, en état de délabrement extrême, est édifiant : 60 prisonniers y sont entassés dans deux cellules minuscules, sans aération, ni lumière. 

La malnutrition est un facteur majeur de décès en détention : plus de 15 % des prisonniers en sont morts en 2008 et 2009IX. Pour s’alimenter, la plupart des détenus sont tributaires de l’aide de leur famille et de leurs proches, ainsi que des programmes de nutrition parrainés par des ONG. Les gardiens exigent fréquemment des pots-de-vin pour fournir de la nourriture aux détenus, en menaçant les donateurs de confisquer les aliments. Le manque d’hygiène, la malnutrition et des soins médicaux inadaptés conduisent à plusieurs dizaines de décès chaque année.

Les primo délinquants ne sont pas séparés des récidivistes, ni les détenus placés en détention provisoire des condamnés. Les opposants politiques sont, pour la plupart, détenus à la prison PM3 de la gendarmerie ou à la maison centrale de Conakry, enfermés à l’écart des détenus de droit commun.Entre fin décembre 2008 et octobre 2009, une vingtaine de militaires et un nombre inconnu d’individus considérés comme des militants de l’opposition ont été détenus sans être inculpés dans plusieurs centres de détention militaires de Conakry et des alentours. Les militaires, pour la plupart d’anciens membres de la garde présidentielle du président Lansana Conté, étaient soupçonnés de tentative de coup d’État contre le CNDD. Les détenus ont été soumis à des actes de torture et la majorité d’entre eux n’ont pas pu recevoir de visites de leur famille.

Du fait d’un manque de ressources, tant humaines que financières, le personnel des prisons est principalement composé de « volontaires », non rémunérés et sans formation, qui espèrent à terme intégrer les rangs de l’armée. Ce système carcéral est ainsi particulièrement vulnérable à la corruption et aux abus. Les gardes insultent et battent régulièrement les détenus et leur font subir toutes sortes de harcèlements. Plus de la moitié des prisonniers incarcérés dans la maison centrale de Conakry portent des marques de torture, notamment de brûlures à la cigarette et au plastique fondu, de blessures à la tête, de brûlures aux mains et de lacérations cutanées. Les gardiens soumettent régulièrement les prisonniers à la torture pour leur extorquer de l’argent. Ils font régulièrement subir viols et autres sévices sexuels aux femmes détenues, notamment en échange de rations d’eau ou de nourriture.

LÉGISLATION ET PRATIQUES JUDICIAIRES

Condamnation de la torture en droit interne

Le droit guinéen ne prévoit aucune définition de la torture. L’article 6 de la Constitution la prohibe toutefois formellement, en accord avec les conventions internationales11. Les articles 287 et 335 du code pénal exposent les sanctions encourues par les tortionnaires. L’article 287 du code pénal de 1998 vise tout tortionnaire ne faisant pas partie de l’appareil étatique : « Seront également punis de mort tous malfaiteurs qui, pour l’exécution de leurs crimes, emploient des tortures ou commettent des actes de barbarie. » L’article 335 traite pour sa part des peines requises contre les tortionnaires agents de l’État : « (…) La peine sera celle de la réclusion criminelle à perpétuité si les personnes arrêtées, détenues ou séquestrées ont été soumises à des tortures corporelles. »

Répression des auteurs de torture

Cependant, aucune poursuite judiciaire ne semble avoir été engagée ces dernières années contre un agent de l’État soupçonné de crime de torture : aucune enquête n’a été diligentée par les autorités sur des affaires rendues publiques par les organisations de défense des droits de l’homme et aucune instruction n’est engagée. Aucune sanction disciplinaire ne semble non plus avoir été prise concernant les cas de torture dont l’ACAT a été saisie.

POUR ALLER PLUS LOIN• Diallo A.-A., Dix ans dans les geôles de Sékou Touré ou la vérité du ministre, L’Harmattan, 2004.• Gomez A.-R., Camp Boiro, Parler ou périr, L’Harmattan, 2007.• Aliou Barry M., L’armée Guinéenne, comment et pour quoi faire ?, L’Harmattan, 2009.• Nivet G., Cona’cris, La révolution orpheline, documentaire (2008).

11 Article 6 de la Constitution : « L’homme a le droit au libre développement de sa personnalité. Il a droit à la vie et à l’intégrité physique. Nul ne peut être soumis à la torture, aux peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. »

Source: Un monde tortionnaire, Rapport ACAT 2010

Nation, Patrie, Patriotisme en Guinée, que reflètent ces mots ? novembre 11 2010

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Partie I

« Le patriotisme est un sentiment partagé d’appartenance à un même pays, la patrie, sentiment qui en renforce l’unité sur la base de valeurs communes. Il conduit à ressentir de l’amour et de la fierté pour sa patrie. Le patriote est prêt à se dévouer ou à se battre pour elle afin d’en défendre les intérêts ».

 

La patrie assure à l’individu les conditions indispensables à son développement intellectuel, moral, social et économique. C’est pourquoi ce dernier doit d’abord reconnaître ce qu’il a reçu d’elle et continue de recevoir.

Il dit : “Après Dieu, c’est à nos parents et à la patrie que nous devons le plus”.

Le patriotisme implique, d’une part, de reconnaître les bienfaits de sa patrie. D’autre part, de lui rendre l’honneur et le service qui lui sont dus, en défendant et en promouvant les valeurs qu’elle représente. Par rapport à ce dernier aspect du patriotisme, on trouve l’un des vices qui peut le dénaturer. Ainsi on a la possibilité d’être natif d’un lieu et de toucher à l’universalité, sans renier sa particularité. Il s’agit du cosmopolitisme, qui suppose l’indifférence - affective ou effective - pour ce qui touche à la patrie. En conséquence, l’individu finit par se désintéresser du bien commun et, simplement, chercher une satisfaction personnelle aux dépens des autres.

Le sentiment patriotique suppose le développement de la capacité intellectuelle d’agir avec justice en fonction de quelques valeurs morales reconnues et assimilées. Le sentiment patriotique se forme à partir d’une disposition d’attirance pour le lieu de naissance dans les premières années de la vie, qui s’étend progressivement aux structures plus amples et plus complexes : ville, province, région et pays.

A cet égard, le devoir des parents consiste à faire en sorte que l’enfant apprenne quelles sont les valeurs spécifiques de son entourage immédiat. Cela l’aidera à se sentir uni aux camarades qui partagent ses expériences - en montagne, au bord des rivières, sur les routes, etc. - au fil des saisons. Qui ne garde aucun souvenir de ces moments de son enfance ?

Ce sentiment d’unité, fruit d’expériences communes, doit aussi s’ouvrir à la connaissance d’autres aspects culturels moins en rapport avec la nature : il s’agit d’expliquer quelques aspects de l’histoire locale, avec ses héros, ses personnages célèbres, et d’enseigner des coutumes typiques, des danses, de telle sorte que les enfants se sentent intégrés dans un parcours historique commun. Mais il ne faut pas réduire le champ de cet intérêt à la seule ville, car d’autres valeurs valent la peine d’être partagées avec des personnes de la même province, du  même pays, voire du monde entier. L’objectif consiste à obtenir des enfants qu’ils se sentent très liés à leur entourage immédiat et, sans perdre ce lien, qu’ils s’ouvrent aux valeurs communes à des secteurs géographiques plus vastes.

Peut-être trouvons-nous ici l’un des obstacles majeurs au développement du patriotisme aujourd’hui. Existe-t-il réellement des valeurs communes au niveau des Guinéens ?

Le tribalisme, l’ethnicité et le régionalisme auxquels on pourrait ajouter dans une moindre mesure l’individualisme et l’égoïsme des équipes dirigeantes sont des maux qui continuent de gangrener la Guinée.

Partout en Guinée et cela presque sans exception, il est à observer que le dirigeant Guinéen est d’abord au service des membres de sa famille, de son ethnie ou de sa région avant de se considérer le dirigeant de la nation. Par comparaison en Occident, les dirigeants quoi qu’ils fassent la fierté de leur village, ville, région ou province, se mettent d’abord au service de la nation entière. Naturellement, l’argument selon lequel les nations démocratiques forment une communauté linguistique très souvent homogène et plus compacte n’est pas à dénier.

Cependant, il est à noter aussi que, dès qu’un élu ou un représentant d’une circonscription ou d’une région est élu à la magistrature suprême, il cesse d’être le représentant de sa circonscription pour servir l’intérêt national. En outre, les structures de contrôle démocratiques renforcées par la surveillance médiatique ne lui donnent pas les coudées franches pour pratiquer le régionalisme. Bref, dans les grandes démocraties prévaut le sentiment national. Par contre, en Guinée règne une conception moyenâgeuse et ethnique du pouvoir.

Le pouvoir est perçu par le potentat comme une bénédiction ethnique c’est à dire le choix de son ethnie par le Dieu suprême même à régner sur les autres ethnies. Privilégie-t- il les membres de son ethnie partout dans la fonction publique y compris les ministères, les entreprises d’État, les hôpitaux, les postes de décision etc. Les investissements d’État y compris certaines infrastructures sont orientés dans sa région natale au détriment des autres. Cela est logiquement mal vu par les autres concitoyens d’où leur colère et leur rancœur qui se soldent parfois par des affrontements violents entre diverses ethnies. Oui, c’est cela aussi la vérité actuelle de la Guinée.

Enfin, on ne peut pas ignorer l’instrumentalisation politicienne que les dirigeants font de leurs propres ethnies paisibles tout d’abord comme compagnons de misère à qui on fait craindre que s’ils perdent le pouvoir, elles en feraient les frais et porteraient le fardeau et qu’elles sont dans leurs propres intérêts appelées à lutter pour et soutenir le pouvoir pour maintenir les avantages de tout genre. C’est le problème en Guinée depuis Sékou Touré jusqu’à aujourd’hui où les différents gouvernements assistés des officiers supérieurs de leurs ethnies opposent ceux-ci contre les autres (Soussous, Peuhls, Forestiers et les Malinké).

Diogo BARRY

Election et ethnie en Guinée août 6 2010

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République de Guinéé

Le devenir de l’ethnie et de la Nation Guinéenne: août 6 2010

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 « Si nous croyons en Dieu, non seulement avec notre intellect, mais de tout notre être, nous aurons à cœur d’aimer toute l’humanité sans distinction de race ou de classe, de nation ou de religion ».                                    Mohandas Kramchand GANDHI

   Aujourd’hui encore le peuple de Guinée continue à payer au prix fort la succession des différentes politiques menées par les différents Hommes qui se sont succédés à la direction de ce pays.Le seul héritage après l’indépendance que nos dirigeants nous ont laissé est l’ethnocentrisme.
Oui le mot est lâché,  allons nous continuer à garder cette tendance, plus ou moins consciente, à vouloir privilégier les valeurs et les formes culturelles du groupe ethnique auquel on appartient.Aujourd’hui nous sommes malade de cette gangrène qu’on soit Guinéens de l’intérieur ou de l’extérieur. Inconsciemment ou pas, tous les guinéens reproduisent le même schémas en s’organisant en association de ressortissants  soit du Fouta, de la Basse côte,  du Mandingue ou de la forêt, c’est ce qui explique  malheureusement  aujourd’hui  la primauté de l’ethnie sur la nation, depuis l’indépendance on n’a jamais voulu construire la maison Guinée et aujourd’hui on s’étonne que l’on soit aussi désunis.

Comme le dit Monsieur Mohamed Karfalla KOMARA dans son article paru sur le site de l’Ecole Supérieur des sciences Politique et Relations Internationales le 18/12/2008.« La population, étant tombée dans ce piège, doit comprendre que l’ethnocentrisme est cette plaie béante que la classe politique guinéenne fait saigner délibérément pour arroser ses intérêts égoïstes. Il est une arme maléfique entre les mains de ceux qui sont dans la quête perpétuelle du pouvoir suprême ».

Durant ces 50 dernières années les guinéens ont été malades de ces politiques qui les ont déstructurés,  divisés, aveuglés et éloignés les uns des autres. Notre Guinée est une mosaïque d’ethnies, de cultures et de religions.Nous connaissons nous assez bien pour accepter toute cette diversité afin de vivre dans ce qui est le destin commun ?Malheureusement la réponse à cette question est non, il serait souhaitable dans l’intérêt suprême de la nation que les Guinéens cultivent le rapprochement et le dialogue afin de faire tomber ses préjugés.Cette diversité est une richesse qui devrait nous rendre plus forts, mais aujourd’hui elle nous a plutôt affaiblis et divisés.-                    Allons-nous œuvrer pour que la situation créée par la détérioration des conditions sociales de la grande majorité de la population guinéenne ne soit pas une difficulté qui causera des dommages irréversibles?-                    Allons-nous œuvrer pour un renforcement des valeurs intrinsèque des hommes et femmes de notre nation afin de créer un fondement insubmersible  pour une Guinée nouvelle et prospère, dans laquelle le Guinéen sera considéré à sa valeur et non par ses origines sociales ou ethniques ?-                    Allons-nous œuvrer pour le renforcement de la solidarité qui a toujours caractérisé la société africaine ?-                    Allons nous œuvrer pour que le patriotisme et l’amour entre Guinéens ne soient pas qu’une façade pour embellir les discours politiciens?-                    Allons œuvrer pour le Guinée soit au service de sa nation et de son peuple ?Le destin a voulu qu’ autochtones de Basse Guinée, Moyenne Guinée, Haute Guinée et Guinée Forestière constituent la communauté nationale, quoi qu’il arrive nous sommes cette famille qui doit vivre ensemble.La Guinée n’est pas un Foutaland, donc n’appartient pas qu’aux peuhles, elle n’est pas aussi un Sousouland, donc elle n’appartient pas qu’aux Soussous, elle n’est pas aussi un Malinkéland, donc n’appartient pas qu’aux malinkés et enfin elle n’es pas Forestierland, donc n’appartient pas qu’à la communauté Forestière. Il est encore temps qu’on réfléchisse en tant que communauté nationale et non en tant que Peuhl, Soussou, Malinké ou Forestier.La communauté nationale a plus que payer les forfaitures de nos différents dirigeants et leaders d’opinions.
C’est pourquoi j’en appelle à tous les Guinées de quelle qu’origine qu’il soit de bien accepter le principe du vivre ensemble afin de sortir notre nation de ces clivages moyenâgeux.

Notre devoir est de défendre la communauté Nationale toute entière et surtout défendre la liberté et la justice pour les guinéens.Emmanuel Mounier Soulignait que « le combat pour la justice ne doit pas étouffer la liberté, mais la liberté humaine, loin d’être sans condition, était toujours une liberté sous conditions »Unissons nous et bâtons nous pour que la liberté et la justice pour les guinéens ne soient pas sous conditions. La liberté doit permettre aux Guinéens d’avoir la capacité à inventer, à se projeter en avant vers des nouvelles options.

Diogo BARRY

Peut-on espère obtenir une armée véritablement nationale en guinée? mai 1 2010

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Les missions essentielles d’une armée républicaine sont la défense de l’intégrité territoriale, la protection des citoyens et leurs biens, le rôle de gardien des institutions démocratiques et du libre exercice des droits et des libertés. Les forces armées Guinéennes n’ont malheureusement jamais joué ce rôle en Guinée, ni accompli ces missions. Jusque-là dépendante de la volonté d’un seul individu (le chef de l’état), elles ont été utilisées pour assurer le maintien et la pérennité de son excellence Monsieur le dictateur au pouvoir. Par la répression et en violation intégrante des textes.

Diogo BARRY

Echange avec Monsieur Oumar Acte I mai 1 2010

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Bonjour Oumar, Merci pour ce message plein de sagesse, bien sûre il est temps qu’on apprenne à vivre ensebmle et penser ensemble notre avenir et celui de notre nation.Aucun guinéen n’a demandé à Allah (LST) de naître et à appartenir à cette communauté nationale. La vie est un lieu de rendez-vous où des Hommes naissent, se rencontrent, apprennent à se connaître et finissent par s’apprécié, et décide d’envisager l’avenir en commun.Notre Pays c’est notre lieu de rendez-vous, donc nous devons tout et je dis bien tout faire accepter la faire pour accepter la volonté de Dieu d’appartenir à cette nation. Pour cela il faudrait que nous construisions une société intellectuellement et spirituellement bien éduquée afin de retrouver nos valeurs socioculturelles.

Quelles Propositions pour réformer l’armée Guinéenne ? avril 15 2010

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Acte I 

« La jeunesse est plus apte à inventer qu’à juger, à exécuter qu’à conseiller, à lancer des projets nouveaux qu’à poursuivre des anciens »

                                                                           Francis Bacon.
Les premiers devoirs du soldat sont:

1°)          Obéir à ses chefs.

2°)          Être brave sur le champ de batail.

3°)          Vaincre l’ennemi de sa patrie.

4°)          Protéger, sur toute l’étendue du territoire nationale et en toutes circonstances la patrie et ses    citoyens : femmes et enfants, hommes et vieillards.

5°)          Ne jamais perdre de vue le drapeau, c’est le point de ralliement de tous les Guinéens.

Le chefs militaire en Guinée ont été confrontés à une succession des régimes qui pose de problèmes à leur fidélité aux idées républicaines. Ce qui fait que le sens du devoir s’est plus affirmé face à un homme (Le Président) qu’à la nation. 

                                                                                                                                   Diogo Barry 

Attention aux révisionnistes de l’histoire de la Guinée février 12 2010

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Il est temps que l’on arrête de vivre dans la nostalgie des anciens régimes qui ont conduit la Guinée dans la situation la plus déplorable qui puisse être imaginée par un despote machiavélique.

Il est vrai que :

Je voudrai juste dire à ceux qui prétendent que Sékou Touré doit être considéré comme un héros à la hauteur de ces grands hommes qui ont apporté la liberté, le développement intellectuel et moral, qu’ils se trompent ou ils veulent tromper le peuple de Guinée et maintenir les guinéennes dans un obscurantisme.

Je voudrai dire à ceux qui porte Sékou Touré au panthéon des bâtisseurs que cet homme n’a été que le destructeur de la société guinéenne en lui privant toute liberté qui est le fondement de tout développement qu’il soit :

-                       Economique,

-                       Culturel,

-                       Sanitaire,

-                       Educationnel,

Je voudrai dire aux révisionnistes de l’histoire de ne pas piétiner l’âme des disparus du camp Boiro et tous ceux qui sont victimes de la folie tyrannique de Sékou Touré.

Je voudrai dire à ces révisionnistes que l’âme des victimes de Sékou Touré n’est pas un paillasson sur lequel ils vont essuyer leurs pieds.

Je voudrai leur dire de permettre aux enfants des victimes de pouvoir vivre leur deuil dans la dignité.

Il est donc  temps qu’on arrête de continuer à accorder une prime à la dictature et à l’impunité afin de tourner la page de notre histoire commune. 

Diogo BARRY



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